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Acheter à deux sans être mariés : comment sécuriser le financement et l'achat ?

En résumé : Acheter à deux sans être mariés est parfaitement possible, mais cela demande d'anticiper trois points : le mode de détention du bien (indivision ou SCI), la répartition du financement et des quotités d'assurance emprunteur, et les scénarios de séparation ou de décès. Un montage mal préparé peut coûter cher le jour où la situation du couple évolue ; un montage bien pensé, lui, protège les deux acquéreurs sans complexité inutile.

Pourquoi le statut juridique du couple change (presque) tout

Contrairement à un couple marié, un couple non marié n'a aucun régime matrimonial pour organiser la propriété du bien. Sans PACS ni mariage, chaque acquéreur reste juridiquement un tiers vis-à-vis de l'autre : en cas de séparation ou de décès, aucune protection automatique ne s'applique. C'est un point que nous vérifions systématiquement avant même de parler de taux ou de mensualités.

Deux options s'offrent en général aux couples non mariés : l'achat en indivision (chacun est propriétaire d'une quote-part, souvent proportionnelle à son apport) ou la création d'une SCI (société civile immobilière), qui détient le bien pour le compte des associés. L'indivision est plus simple et moins coûteuse à mettre en place, mais elle expose à des règles de majorité parfois rigides. La SCI, elle, offre plus de souplesse pour organiser la sortie d'un associé ou la transmission, mais implique des frais de constitution et une gestion administrative annuelle. Ce choix mérite d'être posé avec un professionnel du patrimoine immobilier, en parallèle du montage du crédit.

Bien répartir le financement entre les deux acquéreurs

Sur un prêt immobilier à deux, la banque additionne les revenus mais regarde aussi la cohérence entre l'apport de chacun et la quote-part de propriété demandée. En 2026, les barèmes usuels tournent autour de 3,3 % à 3,6 % sur 20 ans pour un dossier standard, avec un taux d'endettement plafonné à 35 % des revenus nets, assurance comprise. Sur un achat à deux sans être mariés, ce plafond s'apprécie sur l'ensemble du foyer, mais rien n'oblige à un partage strictement égalitaire des mensualités.

Nous conseillons systématiquement de faire coïncider trois éléments : l'apport de chacun, la quote-part indiquée dans l'acte d'achat, et la répartition du remboursement mensuel. Un déséquilibre entre ces trois points peut créer des difficultés en cas de revente, voire être requalifié fiscalement comme une donation déguisée. C'est un cas fréquent lors des simulations que nous menons pour des couples pacsés ou en concubinage, notamment pour des primo-accédants dont les apports sont très différents.

  • Quote-part et apport : la quote-part de propriété doit refléter la réalité de l'apport et du financement de chacun.
  • Reste à vivre : au-delà du taux d'endettement, la banque regarde le reste à vivre du foyer, souvent fixé autour de 800 à 1 000 € par adulte selon la zone géographique.
  • Simulation personnalisée : un passage par nos simulateurs permet d'objectiver la capacité d'emprunt avant de s'engager.

L'assurance emprunteur, un point souvent sous-estimé

Quand on achète à deux sans être mariés, la répartition des quotités d'assurance emprunteur mérite une attention particulière. Beaucoup de couples optent par réflexe pour du 50/50 sur chaque tête, ce qui semble équitable mais peut s'avérer problématique : en cas de décès de l'un des deux, seule la moitié du capital restant dû est couverte, laissant le survivant avec une mensualité à assumer seul sur sa propre quote-part, alors même qu'il devient souvent le seul occupant du logement.

Une alternative consiste à assurer chacun à 100 %, avec une prime légèrement plus élevée mais une protection totale du bien en cas de coup dur pour l'un des deux emprunteurs. En 2026, le coût moyen d'une assurance emprunteur se situe entre 0,25 % et 0,45 % du capital emprunté par an selon l'âge, l'état de santé et le niveau de couverture choisi. Ce surcoût, souvent inférieur à 15 à 20 € par mois pour un couple de moins de 40 ans, reste raisonnable au regard du risque couvert.

Anticiper la séparation ou le décès dès l'achat

C'est le point que les couples non mariés négligent le plus souvent, et celui qui coûte le plus cher a posteriori. Sans clause spécifique, la séparation d'un couple en indivision peut se transformer en blocage : impossibilité de vendre sans l'accord de l'autre, ou obligation de racheter la part du partant à sa valeur de marché, parfois difficile à financer seul.

Plusieurs outils permettent de sécuriser ce scénario dès l'acte d'achat : une convention d'indivision qui fixe les règles de sortie, une clause de rachat prioritaire, ou encore une clause de tontine qui attribue automatiquement le bien au survivant en cas de décès, sans passer par la succession classique. Ces dispositifs ont des conséquences fiscales différentes, notamment en matière de transmission, et doivent être choisis en fonction de la situation patrimoniale de chacun, pas par défaut. Un testament ou une donation entre partenaires de PACS peut également compléter ce dispositif pour protéger le survivant.

Le rôle du courtier dans un achat à deux non mariés

Notre travail ne se limite pas à négocier un taux. Sur un achat à deux sans être mariés, nous vérifions la cohérence entre le montage juridique choisi (indivision ou SCI), la structure du financement et les quotités d'assurance, pour éviter les mauvaises surprises trois, cinq ou dix ans plus tard. Nous travaillons également en lien avec les notaires pour que l'acte reflète fidèlement la réalité financière du couple.

Cette approche globale s'inscrit dans une vision plus large du patrimoine du couple, incluant si besoin l'épargne ou la préparation de la retraite, deux sujets qui gagnent à être posés en même temps que l'achat immobilier.

Le mot local

À Tours et dans l'ensemble de l'Indre-et-Loire, nous accompagnons régulièrement des couples pacsés ou en concubinage qui achètent leur premier logement dans des quartiers comme les Fontaines, la Bordeuse ou vers Joué-lès-Tours, mais aussi des couples qui investissent en périphérie, à Amboise ou Chinon, où les prix restent plus accessibles. Le marché tourangeau, marqué par des maisons anciennes à rénover et des programmes neufs en zone Grand Tours, implique souvent des apports asymétriques entre les deux acquéreurs, ce qui rend d'autant plus utile un montage juridique et financier sur mesure avant la signature du compromis.

Questions fréquentes

Faut-il obligatoirement créer une SCI pour acheter à deux sans être mariés ?
Non, l'indivision suffit dans la majorité des cas, notamment pour une résidence principale. La SCI devient intéressante pour un investissement locatif ou lorsque les apports sont très déséquilibrés et qu'on souhaite organiser finement la transmission.
Que devient le bien si le couple se sépare ?
Sans convention d'indivision, la vente ou le rachat de la part de l'autre nécessite un accord amiable, faute de quoi une procédure judiciaire peut être engagée. Une clause de rachat prioritaire, prévue dès l'achat, simplifie grandement cette situation.
L'assurance emprunteur à 100 % sur chaque tête est-elle obligatoire ?
Non, ce n'est pas une obligation légale, mais nous la recommandons souvent pour les couples non mariés afin d'éviter qu'un décès ne laisse le survivant seul face à une partie non couverte du crédit.

Un achat à deux sans être mariés se prépare avant le compromis

Chez Holis Courtage, nous étudions avec vous le montage juridique, le financement et l'assurance emprunteur pour que votre achat à deux vous protège réellement. Contactez notre équipe à Tours pour un rendez-vous sans engagement.

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