En résumé : À 40 ans, il reste en moyenne 25 à 27 ans avant la retraite : c'est le moment idéal pour combiner déduction fiscale, immobilier locatif et épargne longue sans subir de pression financière excessive. Les trois leviers à prioriser sont le plan d'épargne retraite (PER), l'investissement immobilier et une allocation d'assurance-vie diversifiée. Chez Holis Courtage, nous construisons cette stratégie sur mesure avec chaque client, en tenant compte de sa situation professionnelle et de son taux d'imposition.
Pourquoi 40 ans est le point de bascule
Passé 40 ans, la question de la retraite change de nature. Ce n'est plus un sujet lointain et abstrait, mais un horizon concret sur lequel on peut encore agir avec du temps devant soi. Avec un départ estimé autour de 64 à 66 ans selon les générations, il reste en moyenne 24 à 26 ans pour se constituer un complément de revenu, ce qui permet de lisser l'effort dans la durée plutôt que de subir un rattrapage brutal à 55 ans.
C'est aussi l'âge où les revenus professionnels sont souvent stabilisés, ce qui ouvre la porte à des dispositifs fiscalement avantageux mais qui demandent une capacité d'épargne régulière. Nous constatons chaque année, dans les dossiers que nous accompagnons en patrimoine et retraite, que les clients qui démarrent entre 38 et 45 ans obtiennent des résultats nettement plus confortables que ceux qui attendent 55 ans passés, à effort mensuel comparable.
Le PER, un outil fiscal à activer sans attendre
Le plan d'épargne retraite reste en 2026 le levier fiscal le plus direct pour un actif de 40 ans. Les versements sont déductibles du revenu imposable dans une limite annuelle indexée, généralement autour de 10 % des revenus professionnels de l'année précédente, avec un plafond qui avoisine 37 000 euros pour un salarié aux revenus confortables. Pour une tranche marginale d'imposition à 30 %, un versement de 5 000 euros peut ainsi générer une économie d'impôt de 1 500 euros la même année.
Le point de vigilance, c'est la sortie : les sommes sont bloquées jusqu'à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé comme l'achat de la résidence principale. Il faut donc doser les versements en fonction de sa trésorerie disponible et ne pas sacrifier son épargne de précaution. Nous recommandons souvent d'ouvrir le PER progressivement, en couplant les versements avec un point annuel sur sa fiscalité.
Diversifier avec l'immobilier et l'assurance-vie
Le PER ne doit pas être le seul pilier. À 40 ans, la capacité d'emprunt est encore favorable, ce qui rend l'investissement locatif pertinent pour se constituer un capital qui produira des revenus complémentaires une fois le crédit remboursé. Avec des taux d'emprunt qui tournent autour de 3,3 % à 3,6 % sur 20 ans en ce début 2026, l'équation reste tendue mais finançable pour un projet bien monté, notamment via un prêt immobilier structuré et une assurance emprunteur compétitive.
En parallèle, l'assurance-vie garde toute sa pertinence grâce à sa souplesse et à sa fiscalité avantageuse après huit ans de détention. Les fonds euros affichent des rendements moyens estimés entre 2,6 % et 3 % pour 2026, un socle sécurisé qu'on peut compléter par des unités de compte plus dynamiques selon le profil de risque. Nous aidons chaque client à arbitrer entre épargne disponible et investissements plus offensifs, sans jamais forcer un niveau de risque inadapté.
Optimiser la fiscalité et penser transmission
Préparer sa retraite, c'est aussi limiter la pression fiscale pendant la phase de constitution. Certains dispositifs de défiscalisation peuvent compléter le PER selon les situations, notamment pour les indépendants ou les chefs d'entreprise qui disposent de leviers spécifiques via leur structure professionnelle. Pour ces profils, l'articulation entre patrimoine professionnel et patrimoine personnel mérite un audit dédié, car les règles de déduction diffèrent sensiblement.
À 40 ans, il est également temps d'esquisser une première réflexion sur la transmission : anticiper la structuration du patrimoine permet souvent d'économiser des dizaines de milliers d'euros de droits le moment venu, sans attendre 60 ans pour s'en préoccuper. Ce n'est pas le sujet prioritaire à cet âge, mais il conditionne certains choix d'investissement, notamment en matière d'immobilier détenu en direct ou via une société civile.
Les erreurs à éviter avant 45 ans
La première erreur consiste à tout miser sur un seul produit, par exemple un PER surdimensionné au détriment de la liquidité. La deuxième est de reporter systématiquement les décisions faute de temps, alors qu'un point patrimonial d'une heure suffit souvent à débloquer une stratégie cohérente. La troisième, plus fréquente qu'on ne le pense, est de négliger sa prévoyance : un accident de la vie non couvert peut anéantir des années d'effort d'épargne.
Enfin, beaucoup de clients arrivent avec des crédits mal structurés qui grèvent leur capacité d'épargne. Un regroupement de crédits ou une renégociation peut parfois libérer 150 à 300 euros par mois, une marge qui, réinjectée dans un PER ou une assurance-vie, change réellement la trajectoire à 20 ans.
Le mot local
À Tours et plus largement en Indre-et-Loire, nous observons une dynamique locale intéressante pour préparer sa retraite : le marché immobilier tourangeau, plus accessible que celui des grandes métropoles avec des prix au mètre carré souvent inférieurs de 30 % à 40 % à ceux de Paris ou Nantes, permet encore de constituer un patrimoine locatif rentable sur des quartiers comme les Deux-Lions, Sanitas ou Joué-lès-Tours. Beaucoup de nos clients quarantenaires, cadres ou professions libérales installés entre Tours, Amboise et Chinon, combinent un premier investissement locatif avec l'ouverture d'un PER pour lisser leur fiscalité locale. Notre équipe basée à Tours connaît les spécificités du bassin économique départemental, ce qui nous permet d'ajuster nos recommandations aux réalités du territoire plutôt que d'appliquer des modèles génériques.
Questions fréquentes
Est-il trop tard pour préparer sa retraite à 40 ans ?
Faut-il privilégier le PER ou l'immobilier locatif ?
Combien faut-il épargner chaque mois pour préparer sa retraite ?
Construisons ensemble votre stratégie retraite
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